27/03/2006
L'ultime avatar
AvaTAR. (Page 1:106) AvaTAR. n. m. Dans la religion hindoue, chacune des incarnations de Vichnou. Par extension, il signifie familièrement Changement ou Transformation d'un objet ou d'un individu qui en a déjà subi plusieurs. "Que d'avatars dans la vie politique de cet homme d'État !"
Dictionnaire de L'Académie française, 8ème Edition
Ce soir, après plusieurs semaines d'attente, de reflexion et d'espoir,
a eu lieu la première écoute du DCX2496 modifié au niveau
de l'alimentation de ses convertisseurs numérique / analogique.
Le niveau de transparence n'est tout simplement plus comparable avec le résultat déjà très bon obtenu avec les modifications précédentes.
Le maître mot qui vient aux lèvres dès les premières secondes est celui de dynamique. Au sens exact du terme, c'est à dire la capacité à restituer fidèlement l'écart entre les sons les plus ténus et les sons les plus violents contenus dans l'enregistrement. C'est en respectant l'échelle des niveaux à laquelle on est habitué avec la musique vivante et surtout la micro-dynamqiue sur les très petites informations que le Behringer a fait le progrès le plus impressionant.
Je mets évidemment cette nouvelle et impressionante capacité d'analyse et de transparence au compte du silence et de la stabilité des tensions que délivre l'alimentation régulée et débarrassée de tout parasite à haute fréquence grâce aux multiples filtres installés sur la carte (merci les VK200).
Ensuite c'est la restitution des toutes petites informations d'ambiance du lieu de prise de son qui soudain apparaissent de manière évidente et naturelle : réflexions ou petits échos sur les murs de la pièce où l'évènement a eu lieu, bruits de climatisation ou de ventilation auparavant masqués ou difficiles à identifier, murmures, souffles (du matériel de prise de son ou des interprètes). Ce qui est impressionant n'est pas tant la perception de ces "bruits" qui devient plus facile, mais surtout le respect de leur niveau par rapport à l'évènement principal. Il n'est plus nécessaire de faire un effort d'imagination pour se représenter ce qui pouvait être autour de l'interprète ou de l'orchestre. Pour employer une phrase galvaudée tant elle a été imprimée dans les magazines spécialisés , tout est naturellement en place, sans mise en avant de quelque partie du spectre sonore ou de tel plan.
Je ne vous inflige pas la liste des disques utilisés, disons que je me sers toujours des mêmes pour évaluer l'apport (ou non) de chaque modification effectuée depuis le début des tweaks. Par contre la méthode d'évaluation que j'utilise grâce à Franck M. laisse peu de place à l'erreur, et surtout à la subjectivité de la perception au sens "audiophile" habituel. Je trouve cependant que le Behringer respecte tout simplement la musique.
Pour résumer cette méthode, à opposer à la méthode dite de comparaison par référence , il s'agit ici non pas de dire si un appareil respecte mieux la "réalité" ou sonne comme ceci ou comme cela, ou bien encore laisse passer l'émotion (quelle stupidité) , mais de détecter si un appareil laisse passe une quantité plus ou moins grande d'information qu'un autre. Il faut pour cela utiliser la méthode de comparaison par contraste proposée par Leonard Norwitz et Peter Qvortrup d'Audio Note.
Le jugement est sans appel dans le cas du Behringer à l'alimentation nouvelle : un autre voile est tombé entre l'auditeur et la musique. C'est avec la modification des étages de sortie le progrès le plus spectaculaire de cet appareil. Et je crois bien aussi que ce sera le dernier en ce qui me concerne, car maintenant, MUSIQUE !