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06/04/2010
: un courriel de François L. intitulé
"Compte
rendu de modifs (et aide aux presbytes ou parkinsoniens)"
Voici le témoignage
de François qui a osé se lancer dans la modification
de son Behringer SRC2496 et ne regrette pas le temps passé
ni l'effort fourni. Je cite son message tel que je l'ai reçu
:
Bonjour,
j'aimerais vous donner quelques nouvelles des
modifs de mon SRC 2496, effectuées grâce à votre
excellent site et au schéma que vous m'avez fourni si aimablement
et rapidement. Ceci n'est pas un compte-rendu d'autosatisfaction mais,
je l'espère, pourra servir un peu à d'autres "touiqueurs".
Tout d'abord, il faut noter que les versions actuellement livrées
du SRC ont été modifiées et que le schéma
disponible ne correspond pas exactement aux modèles actuels.
Cependant, l'AKM 4393 et le groupe de résistances de 11Kohms
sont aisément identifiables.
Ensuite, même si j'avais déjà modifié (avec
succès!) des appareils audio-numériques (Goldstar 540
CD selon "L'Audiophile n°11 et Denon DA 500), s'attaquer à
des CMS avec des yeux ayant passé la cinquantaine est une autre
histoire... (de même, dès l'ouverture du SRC, on oublie
les cosses poignards en rigolant de sa naïveté!)
Il convient donc de travailler à la loupe et de s'entraîner
sur une vieille carte d'ordi: ablation de CI (au cutter) et soudure
sur les pads de tout ce qui traîne à portée (résistances,
condos, tuyaux du gaz, etc...), en contrôlant l'absence de court-circuits.
Cependant, quand on s'attaque au SRC, les pads paraissent encore plus
serrés et les pistes encore plus fragiles! J'ai décidé
de ne pas tenter le diable, et de n'utiliser que les sorties + de
l'AKM en procédant ainsi:
On enlève le groupe de résistances de 11K comme vous
l'indiquez et on nettoie PRUDEMMENT les pads côté sortie
AKM.
On isole les pattes des nouvelles résistances de 1K avec de
la gaine thermorétractable et on en plie une à 90°.
On présente les résistances sur le PCB de manière
que la patte restée droite dépasse et soit accessible
après remontage. Les résistances sont immobilisées
avec de la patafix. Après soudure sur les pads, la fixation
définitive est réalisée à la colle thermofusible.
On peut alors souder le condo de filtrage (3,3n ou 2,2n, l'autre patte
allant à la masse au niveau des prises de sortie) et l'ensemble
de condos bloquant le continu ( 6,8 µF, hybride 3 polypropylènes
+ styroflex pour moi) avant la cinch de sortie.
Si on veut disposer de la prise casque sans utiliser les sorties (-)
de l'AKM, on peut également souder à l'aval des résistances
de 1K un condo de 33 à 47 µF "muse" dont l'autre patte
sera soudée à un autre point névralgique du circuit,
qui peut être très pratique pour ceux qui ne veulent
pas toucher aux CMS.
Sur le schéma, on voit que C93 (L) et C 94 (R) (devenus maintenant
C26 et 25), composants bêtement traversants dont l'ablation
peut être réalisée par un parkinsonien aveugle,
relient le filtre actif (IC23 du schéma, maintenant IC25) aux
étages de sortie. C'est également à ce niveau
que le signal est envoyé vers l'ampli casque.
J'ai donc connecté mes 47µF "muse" à l'emplacement
laissé libre par la borne + de C26 (et C25) après avoir
viré IC25 et les éléments de ses boucle de contre-réaction
(une résistance et un condo par canal). La consultation du
data sheet de l'AKM indique que la charge minimale en sortie
doit être de 1 Kohm, la mise en parallèle de l'ampli
casque n'est donc pas un problème et, en effet, ça marche
(celà dit, un électronicien "sérieux" équipé
d'un distorsiomètre pourra peut-être voir une différence).
Le touiqueur qui n'oserait pas s'attaquer aux CMS tout en désirant
éliminer l'étage de sortie inutile et de mauvaise qualité
pourra également utiliser ce point du circuit pour la sortie,
en laissant en place le filtre actif IC25. Le résultat sera
probablement moins bon qu'avec un filtrage passif, mais la modif est
beaucoup plus facile et totalement réversible.
L'installation de la nouvelle carte d'alim ne pose pas de problème
particulier.
L'incertitude concernant les modifications du circuit d'horloge
actuel par rapport au schéma, fait que je préfère
attendre avant de m'y attaquer. ( Quand le quartz est relié
directement à des bornes Xin et Xout, l'implantation d'une
nouvelle horloge du "mauvais" côté (Xout) entraîne
un court-circuit. Mais je ne sais pas ce que cela peut entraîner
sur un circuit tel que celui du SRC, j'ai d'ailleurs cherché
sur le net, mais sans succès: tout le monde est prêt
à expliquer comment ça marche, mais pas comment ça
ne marche pas, hélas!)
De toute façon, le jitter, qui dépend aussi de l'alimentation,
doit être minimisé par l'amélioration de celle-ci.
Et l'écoute?
J'utilisais auparavant un DA500 modifié selon l'article paru
dans la NRDS il y a une dizaine d'années. J'avais également
viré toute la partie filtrage actif et gain en aval du CNA
pour la remplacer par un étage tampon (sans contre-réaction)
et un filtre passif LRC 18db/octave. Cette dernière modif étant
d'ailleurs la plus probante.
Les limites étaient cependant atteintes quand je voulais écouter
à niveau réaliste des passages complexes et à
la prise de son imparfaite (L'italienne à Alger de Rossini,
final du premier acte, C. Scimone, CD Erato, enregisté en 1980,
mais aussi choeurs d'opéras baroques français où
l'individualisation des choristes et l'intelligibilité, même
à fort niveau, sont absolument nécessaires).
C'est sur ces tests que le gain obtenu par le SRC est le plus évident,
on peut vraiment augmenter le niveau sonore sans problèmes,
sinon avec d'éventuels voisins.
En matière de respect des timbres et de richesse harmonique,
les résultats sont également très probants: les
voix sont incarnées, les instruments acoustiques très
riches, mais toujours différents en fonction des enregistrements.
Les changements d'amplis, même de bonne qualité (405
contre VS110), sont aisément perçus.
Voilà, encore merci à vous, grâce à qui
j'ai pu entreprendre et mener à bien cette modif.
Cordialement,
François
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