20 décembre 2005

Compte rendu de la comparaison directe entre un convertisseur Goldmund (alizé3) et un DCX 2496 modifié.

Afin de permettre au lecteur de se forger une idée plus précise des résultats de cette évaluation, un rappel succinct des épisodes précédents semble nécessaire :

Voulant profiter des possibilités offertes par les filtres actifs numériques, un passage vers la tri-amplification a été mené et un DCX 2496 a été utilisé. Celui-ci a été évalué de deux façons : utilisé en simple convertisseur via entrée SP/DIFsur le système passif, puis en tant que filtre actif sur le système tri-amplifié (entrée digitale du DCX, sorties analogiques dirigées vers un contrôle de volume passif à base de DACT 6 étages, et respectivement du grave à l'aigu, ampli Goldmund Mimesis3, Zénith (design Jean-marc Plantefève), Goldmund SRA (le passage d'une configuration à l'autre étant facilité par des filtres passifs extérieurs).

Dans les deux cas, la régression qualitative était très nette face au système à filtrage passif avec le convertisseur Goldmund, malgré un équilibre tonal amélioré. Le Behringer a été revendu immédiatement et remplacé par un Rane RPM 26Z qui a été écouté également dans les deux configurations. Légère amélioration, mais le système passif dominait encore de la tête et des épaules. Profitant des vacances, un BSS 366 Omnidrive a été loué à des fins d'évaluation, en suivant le même protocole. Nette amélioration mais le système passif restait supérieur, plus transparent et plus riche et varié en timbres. Donc, exit la solution tri-amplifiée.

Quelques semaines plus tard, conscient des qualités sonores limitées du DCX, mon ami Thierry m'a fait part de différentes possibilités d'amélioration sur cet appareil. Il a immédiatement entamé une partie de ces modifications (étages de sortie et horloge) et, compte tenu de mon expérience précédente, vint me voir chez moi le 21 /12/ 2005 pour évaluer les apports du travail effectué sur le Behringer. L'appareil a été passé au banc de mesures puis écouté.

Protocole d'évaluation :

J'utilise d'habitude la méthode de comparaison par contrastes. Toutefois, comme le DCX m'était familier, j'ai fait une entorse à mes habitudes et j'ai délibérément choisi des enregistrements qui avaient nettement mis en évidence les faiblesses du modèle d'origine.

Trois séries de cinq enregistrements ont donc été utilisées, avec écoute comparative Goldmund / Behringer pour chaque série.

Le niveau de sortie respectif des appareils a été calibré à 0,1 dB près.

Résultats :

Le DCX n'est plus DU TOUT le même appareil. Oubliées l'impression de "son electronique" sale ou fêlé, la pauvreté des timbres et la médiocrité de la présentation spatiale. Le Behringer s'est considérablement rapproché du Goldmund, même si celui-ci fait preuve d'une plus grande finesse, d'un naturel supérieur, en particulier dans l'aigu, et de plus de nuances dans le grave. Il n'empêche, les environnements acoustiques qui étaient dignes d'une carte son d'ordinateur sur le modèle d'origine, sont enfin crédibles. De même apparaît aussi la sensation de volume "géomètrique" des instruments acoustiques. Pour faire court, si l'écart qualitatif entre la version d'origine et le Goldmund était de 100, celui-ci s'est réduit à 10 voire moins avec le DCX modifié. Pour autant que ma mémoire auditive soit fidèle, il me semble même meilleur que le BSS !

J'ai donc racheté un DCX…


Commentaires des résultats:

1 / Selon mon expérience, à chaque fois, les résultats obtenus en évaluant seulement la partie DAC ont été corroborés à 100% lorsque le filtre était utilisé véritablement en multi-amplification. Il n'y a aucune raison que ce soit différent cette fois-ci.

2 / Le convertisseur Goldmund type alizé3, même s'il n'est pas le meilleur disponible, est un appareil de haut niveau. C'est tout à l'honneur du DCX modifié de s'en être approché. Ceci indique qu'il a atteint, au minimum, le niveau d'un certain nombre de convertisseurs dits "audiophiles".

3 / Le DCX de Thierry n'était pas au mieux de sa forme. Les mesures au banc ont montré d'une part que la fréquence d'intervention du filtre était un peu basse (20KHz @ - 0,8 dB) et que les valeurs des composants pouvaient être utilement changées (linéarité et distorsion). D'autre part l'alimentation de la partie analogique de l'AKM 4393 était toujours fournie par l'alimentation à découpage d'origine du Behringer. Nous pensons qu'une bonne mise au point ainsi que la fourniture d'une énergie "propre" pour la section analogique ne peuvent avoir que des conséquences bénéfiques sur la qualité sonore...