Juillet 2007

platine lectrice sans compromis

1 - l'idée

 

Nom de code du projet : Baccarat     

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Depuis 1991, année où j'ai découvert mon premier lecteur optique dans un ordinateur - à l'époque il fallait dépenser environ 3000 francs (boudiou c'est loin) pour se procurer un lecteur CD Rom - je m'étais toujours dit qu'il serait interressant d'en utiliser un comme drive au sein d'un système haute-fidélité.

A l'époque j'avais finalement préféré investir une somme beaucoup plus importante dans un lecteur de salon, un magnifique Teac VRDS, car l'interface de commande des drives informatiques consistait simplement en quelques boutons pour actionner le tiroir porte-disque et le saut d'une plage à une autre. De plus ces appareils n'étaient pas au dessus de tout soupçon en matière de performances audio et par dessus tout il n'était pas question de devoir allumer un ordinateur pour écouter de la musique. Bref, exit l'idée du CDROM informatique dans la chaîne. Ainsi le projet est resté en sommeil durant 15 ans mais il est redevenu d'actualité lorsque j'ai découvert en rangeant le contenu d'un placard ce magnifique drive ASUS S520/A5 acheté il y a environ un an et presque jamais utilisé, car remplacé juste après dans l'ordinateur par un lecteur de DVD Rom.

Cet ASUS est réputé pour son silence de fonctionnement. En plus la lecture d'un CD audio s'effectuant à 150Ko/s, à ce débit le disque tourne lentement, c'est à comparer avec les 10400tr/mn nécessaires pour obtenir 7800 Ko/s ! (7800 divisé par 150 = 52, d'où la vitesse de lecture de 52X annoncée par ASUS).

Il possède en outre - et une outre est très pratique pour transporter de l'eau ou du vin - une sortie audionumérique au standard EBU IEC958 qui est une nouvelle version améliorée du standard SP/DIF grand public.

Mon système ayant évolué vers le tout numérique grâce au DCX2496, il n'en fallait pas davantage pour faire un essai, après tout pourquoi pas ? Une alimentation d'ordinateur pour faire tourner le drive, deux coups de fer à souder pour lui adjoindre un câble coaxial 75 ohms, le tout branché dans le Behringer SRC2496 et hop, j'effectue un comparatif avec mon Teac VRDS10 modifié à l'aide du CD de travail habituel.

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Il ne m'a pas fallu longtemps pour comprendre que ce qui était un vague projet allait devenir une réalisation sans compromis ! Le temps de remplacer ce bon vieux Teac est venu, et pourtant c'est un drive très performant surtout depuis les modifications que je lui ai fait subir !

En résumé, et bien que cela soit subtil - le niveau de qualité est déjà très haut avec le VRDS - le drive ASUS fait aussi bien que le lecteur de salon, voire très légèrement mieux sur quelques extraits. Par exemple il me permet d'entendre plus distinctement et de façon plus détachée le bruit de la bande master d'un enregistrement analogique récent, et cela n'est pas du à une accentuation de cette partie du spectre. Il révèle également de façon bien nette et perceptible les différences techniques ou d'ambiance entre les diverses plage du CD d'évalutaion.

C'est une énorme révélation, non à cause du gain qualitatif qui répétons-le reste très subtil mais surtout lorsque l'on compare le prix de ma machine de référence, payée environ 2500€ il y a 15 ans, à celui de ce drive qui doit frôler les 19,90€ chez votre épicier habituel ! A la suite de ce choc j'ai immédiatement décidé de lancer un chantier que j'ai baptisé BACCARAT, un nom trouvé par association d'idées farfelues telles que l'image de la roulette qui tourne dans les casinos et du nom du jeu de cartes qui s'y pratique, et puis aussi la transparence du cristal éponyme fabriqué dans cette belle ville des Vosges.

Je vous propose donc de construire un drive sans compromis. Le cahier des charges en est simple :

Excitant non ?

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Bien entendu les esprits chagrins m'objecteront que le format CD c'est fini, que la musique se dématérialise, se MP3ise, se disquedurise voire même s'internetise à tout berzingue. Mais moi j'ai une discothèque conséquente et j'aime lire de temps à autre le contenu d'une jaquette, tenir délicatement une galette et faire quelques gestes pour écouter de la musique, et je vais même jusqu'à acheter régulièrement des disques. C'est dire si une fois de plus je fais preuve d'un esprit passéiste, pour ne pas dire rétrograde (Néanderthalien ?)

En attendant les détails techniques de la construction, la constitution d'une liste de mécaniques idéales - j'en ai plusieurs en vue, dont un DVDRom de chez ASUS commandé tout spécialement dans ce but - et l'étude approfondie des meilleures pratiques pour aboutir à la naissance d'un drive audiophile je vous propose de découvrir les photos ci-dessous. Ce prototype à la Mad Max tourne depuis plusieurs jours pour mon plus grand plaisir, l'alimentation d'ordinateur a été remplacée par un bloc professionnel ultracompact à découpagede la gamme PMC de chez COSEL et le Teac VRDS goûte depuis une retraite bien méritée.

   

Séance de tests 

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2 réalisation mécanique       3 sorties numériques      4 connectique, assemblage final