septembre 2007

platine lectrice sans compromis

4 - connectique

 

Ici il va être surtout question de tôlerie. Les ingrédients habituels sont indispensables : patience, méthode et minutie.

Il faut bien entendu prendre les cotes de manière précise et si possible effectuer les perçages à l'aide d'une machine correcte, une perceuse sur colonne dans mon cas. Le gros trou de diamètre 22mm pour l'embase Neutrik ainsi que celui du connecteur Toslink ont été finis à la lime, c'est du travail !

Au passage, une astuce pour ne pas ruiner définivement l'anodisation de la face arrière pendant les différentes manipulations consiste à la recouvrir entièrement d'adhésif de carrossier, ce scotch papier qui sert à masquer les parties à ne pas peindre quand on fait de la barbouille sur une auto. Ce type d'adhésif se trouve facilement dans les grandes surfaces de bricolage. C'est que c'est fragile l'anodisation, et les débris d'aluminium auraient vite fait de la ruiner.

La plaque d'essais en bakélite supportant les composants est très petite puisqu'il y a très peu de choses à y installer. Elle est agrémentée d'un connecteur d'alimentation standard récupéré sur un vieux lecteur de disquettes, celui-ci permettra de brancher très facilement l'arrivée 5.0V nécessaire à l'émetteur. Comme ce connecteur possède un détrompeur il sera inutile de modifier le connecteur femelle qui comme dans tous les PC du monde transporte également le 12.0V DC et le branchement se fera sans risque.

Ce 5.0V est apporté depuis l'alimentation Cosel par un cordon classique 4 fils (jaune -noir - noir - rouge) venant d'un bloc d'alim de récupération au format ATX prélevé dans un micro-ordinateur (je recycle beaucoup de choses dans mes montages). Ainsi les connections et déconnections sont aisées et les contacts fiables. Je voulais un système modulaire, autant aller jusqu'au bout du concept.

Pour des raisons d'esthétique j'ai fraisé tous les trous, sur une face arrière, je vous demande un peu, c'est quand même du vice non ?

Il ne reste donc plus qu'à souder les composants ainsi que le transformateur d'impédance selon ce schéma et voilà Baccarat notre drive audiophile déclaré bon pour le service !

 

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Test de la platine de sortie

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Tout sera opérationnel après raccordement de l'embase RCA aux sorties du transformateur, la Toslink fonctionne bien. Les broches soudées sur le circuit pour y connecter le transformateur (au format CMS je le rappelle) d'un côté et le câblage de l'autre ont été récupérés sur la carte-mère d'un PC réformé. Tout le câblage est sous la platine.

 

 

 

J'ai des goûts simples, je me contente du meilleur - Oscar Wilde

Fiches Neutrik et câble AES 110 ohms, faits maison . Coût : moins de 20€ la paire.

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décapoté et en ordre de marche

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En guise de conclusion je cite un mail reçu de Jean Paul B. qui s'est lancé sur mes traces et écrit : "Ce week-end j'ai branché le lecteur ASUS A520 à 9 balles sur les restes du DI/O en cours d'opération et bon sang, j'ai été aussi surpris que tu as pu l'être. Ca marche mieux que mon A730 utilisé en drive (mais je le garderai quand même parce qu'il est trop beau ;-)). Et encore c'était monté sur un bout de planche avec une alim de PC toute pourrie. Il y a notament plus de détails, de fait c'est beaucoup plus vivant et mieux timbré, j'ai été surpris par des violes de gambes que je trouvais un peu gonflées et qui là ont repris une taille certe respectable mais réaliste !" Le A730 en question est un appareil de la marque Studer. Merci Jean Paul.

 

 

Fin ? Non : suite !

Août 2008

Un an après le premier modèle j'ai construit un nouveau drive pour le système secondaire installé dans mon bureau. Comme vous pouvez le voir j'ai opté ici pour une finition en aluminium brossé satiné afin d'obtenir une bonne intégration avec le reste des éléments de la chaîne. La face avant est toujours usinée par Schaeffer (face avant téléchargeable ici) mais cette fois j'ai commandé de l'aluminium brut que j'ai soigneusement poncé en ne faisant qu'un "aller" à chaque passage (pas de "retour" sous peine de de rayures disgrâcieuses) puis j'ai recouvert le tout d'une très fine couche de vernis satiné ensuite cuit au four (30 minutes à 200°, servir tiède).

Les gravures ont été remplies de peinture noire avant le ponçage, d'où un bon contraste visuel et une finition impeccable. Pour cette réalisation le clavier a été simplifié quant à sa fabrication : il est constitué de vis en laiton que j'ai tournées sur le mandrin de ma perceuse sur colonne puis polies. Une couche du même vernis que celui utilisé pour la façade protège leur finition. Elles appuyent directement sur les microswitches du clavier auquel elles sont accouplées à l'aide d'un simple morceau de gaine thermorétractable. C'est simple et très efficace.

Pour cette fois le lecteur ne possède qu'une sortie SPDIF sur embase RCA et utilise un graveur de DVD Asus 1814BL. La conversion numérique/analogique est assurée par un DAC 24/192 externe d'une extrême transparence. Vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus.