moi

Narcisse (en grec ancien Nárkissos) est le fils du dieu fleuve Céphise et de la nymphe Liriope

Narcisse par Le Caravage, vers 1595

 

Et voilà l'inévitable séquence narcissique comme sur tout site internet personnel qui se respecte. Quelqu'un ma suggéré de mettre ma trombine sur le site, histoire de faire moins anonyme. Alors voilà, c'est moi, enfin à peu près, je n'ai mis que la tête et c'est déjà beaucoup.

Je taquine la fin des quanrantièmes. Je suis tombé dans la hifi à 14 ans, vers 1972.

J'en vois déjà qui ont fait Démarrer -> Programmes -> Accessoires et ont cliqué sur Ben oui, ça fait longtemps. A l'époque on bavait devant les Marantz de Mr Saul Marantz himself qui étaient encore made in USA et faisaient la course avec les McIntosh. Sansui nous sortait des merveilles tout de noir habillées, la classe et un son magnifique en prime, ça vous remuait les Celestion et autres KEF comme pas deux. Bill Johnson venait de créer Audio Research et bricolait des machins improbables au fond de son garage. Presque personne ne connaissait Mr Mark Levinson, autre bricoleur devenu célèbre grâce à son système HQD. Et Scott, Esart, Filson, AR, Elipson, Fischer, Dual, Connoisseur, Barthe et puis tous les autres, la grosse cavalerie de ce qui était à l'époque une industrie florissante, les centaines de marques oubliées aujourd'hui.

A côté de ces stars de la HiFi, nous autres les gamins on se contentait de Teppaz bricolés. Les plus fortunés se payaient une chaîne Grundig ou Philips, avec un ampli-tuner et des enceintes de 4 ou 5 litres de volume et un lecteur de cassettes ou une platine Dual. Mon premier tweak authentique, résultat d'une frustration grandissante, a consisté à transformer mon Teppaz trouvé en parfait état dans une poubelle (je jure que c'est vrai) en véritable chénifimono ! Hein quoi comment ça ? Et bien en sortant l'électronique du socle du coffret pour n'y garder que la partie platine, et en déplaçant le HP Siare de 20cm dans un baril de lessive Ariel dont j'avais découpé et renforcé le fond ! L'ampli (???) était très joli car j'avais installé une loupiote rouge en série avec je ne sais plus quoi et celle-ci s'illuminait plus ou moins en fonction de la puissance débitée par l'étage de sortie. J'ai failli mettre le feu à la maison grâce à mon "ampli" installé dans un coffret en contreplaqué qui bien sûr n'était pas ventilé (et oui, ça chauffe les tubes). Mais pendant les quelques semaines de vie de ma chénifimono mes 45tours ont sonné comme jamais ! Ce fut sans doute le début du vice :si ça marche comme ça, c'est que ça doit pouvoir marcher mieux. D'où ce site.

Entre temps et beaucoup plus tard, après le gonflage de Mobylette il y a bien sûr eu des tas d'autres bricolages audio dont la plupart firent sourire ou s'inquiéter mon entourage. Au hasard et dans le désordre : platine tourne-disque posée dans un bac à sable qui devint instantanément le lieu d'aisance de notre chatte, fusion de plomb dans une casserole sur la gazinière pour couler dans un moule un support de bras de lecture comack avec pour principal résultat l'enfumage de toute la maison, fabrications diverses de socles en béton, imitations de boules Elipson, j'en passe... Et quelques réussites aussi, comme cet amplificateur 8W Le Monstre (la version n°3 tout en bas de la page). Ah, les deux batteries dans le salon, les bulles d'hydrogène pendant la recharge, ah ce n'était pas l'ampli de tout le monde ça monsieur ! Mais madre de Dios, quel son ! C'était le temps de la Maison de l'Audiophile, rue de Belfort et de son aimable tenancier. Aujourd'hui en audio(philie) je me contente de plaisirs plus simples et moins risqués, je vais doucement vers le Buy It Yourself quand c'est possible. L'âge, sans doute. Quoi que de temps en temps cela me reprend, la preuve !

Je tiens à préciser que je ne suis pas (ou plus) un "audiophile" : ma première préoccupation est la Musique. La technique n'est là que pour la servir, et non le contraire.